Traduction de l'ouvrage : P. Ovidius Naso. Ars amatoria.
Petit poème en 64 quatrains d’alexandrins monorimes qui a dû être composé dans les dernières années du XIIIe siècle ou dans les premières du XIVe siècle par un écrivain originaire d’Ile-de-France du nom de Guiart. Il s’est inspiré de l’Ars amatoria dont il traduit quelques vers. Certains de ces quatrains sont repris dans un poème pieux intitulé Des cinq vigiles et conservé dans le manuscrit Paris, Bibl. nat. de Fr., fr. 12483.
Inc. : Qui voudroit l’art d’amors et savoir et aprendre | Si qu’on ne l’en peüst ne blasmer ne reprendre | Premier doit a ces vers si bonement entendre | Que il sache raison se on li demande rendre. | (f. 178a-b ; éd. Karl, p. 181)
Expl. : Vos estes li douz liz et la vermeille rose | Li precïeux vessiaus ou li fils Deu repose | Secourez m’ame ainçois que sathenas l’enclose | Ne que du paradis li soit la porte close. | (f. 181b ; éd. Karl, p. 187)
Paris, Bibl. nat. de Fr., fr. 1593 : 217 f. parchemin ; début du XIVe s. (f. 178 proche du
ms Chantilly, Musée Condé, 734, f. 102 [1312], Mss datés, t. I, pl. 30) ; ce ms est un recueil factice d’exécution ancienne rassemblant des éléments de même format et
de même présentation, mais d’origines différentes (11 scribes dénombrés). Réfections importantes à la
fin du XIVe s. : compléments de texte effacé, copie de titres en attente, ajout d’une table des
matières et des textes des f. 100-103, foliotation continue en chiffres romains en haut à droite des
feuillets. L’art d’amours de Guiart f. 178a-181b [titre : l’art
d’amours f. 178a] est précédé du Fabliaus de la merde et suivi de celui
Dou vilein a la coille noire
Bibliographie : (1) Bibliothèque nationale, Catalogue des manuscrits français, fonds ancien, Paris, 1868, t. I, p. 266-268 — (2) Notice IRHT.