École des chartes » ELEC » Cartulaires d'Île-de-France » Vaux-de-Cernay » Tome premier (2e partie) 1251-1300 » 1271-1280 » 13 sept. 1274

" Mortificatio quarumdam terrarum sitarum apud Bercherias. "

  • A Original en parchemin scellé3. — Inv., p. 11, l. 1, nº 1.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Omnibus presentes litteras inspecturis, Petrus, filius regis Francie, Alenconensis et Carnotensis comes, et Johanna, ejus uxor, eorumdem locorum comitissa, salutem in Domino : Notum facimus quod nos volumus et concedimus, quantum in nobis est, quod religiosi viri abbas et conventus de Vallibus Sarnerii habeant et possideant im perpetuum decem sexteria terre semeure, sita in territorio de Bercheriis-la-Meingot, videlicet unam peciam continentem tres minas in eodem territorio, inter duos campos qui sunt predictorum -et conventus, et aliam peciam continentem quinque minas sitam in dicto territorio, contiguam uni dictorum camporum, et aliam peciam continentem quinque minas, in loco qui dicitur Clausus-Rungeri, contigua, ex uno latere, terre Johannis Olon, et ex alio latere, terre Johannis de Soularre1, et aliam peciam continentem duo sexteria sitam apud Petram-Blanchardi2. Et dicta decem sexteria terre semeure, prout superius sunt expressa, predictis abbati et conventui, salvo jure nostro et alieno in omnibus aliis, prout dictum est, amortizamus. In cujus rei testimonium, presentibus litteris sigilla nostra duximus apponenda. Actum Parisius, .


1 Ces trois pièces de terre avaient été vendues à l'abbaye par Hugues Payen, en nov. 1256. V.DLXV, p. 523.
2 Ces deux setiers de terre furent baillés à cens en avril 1244 par Guérin de Berchères nº CCCCXXX, p. 393), puis vendus par lui à l'abbaye en mars 1246 (nº CCCCXLVII, p. 407).
3 Deux grands sceaux de cire jaune, sur lacs de soie verte et rouge.Sceau de Pierre d'Alençon. — Fragment sur lequel on voit le comte à cheval, la visière baissée, l'épée haute, maillé et recouvert de la cotte d'armes ; l'écu qu'il porta suspendu à son cou porte trois fleurs de lis, mais est brisé d'une bordure, tandis que le caparaçon du cheval, également bordé, est semé de fleurs de lis sans nombre. Légende : † ................ conis et Carnot. [† S. Petri filii regis Francor. comitis Alenconis et Carnot.]. Dans le champ du contre-sceau, et entouré de huit arcs de cercle est l'écu bordé, offrant six fleurs de lis posées 3. 2. 1. Légende : † Contras. Petri filii regis Francor.Sceau de Jeanne de Châtillon. — Ogival et bien conservé, représentant une dame debout, la tête couronnée, vêtue d'un manteau doublé de vair et tenant une fleur de lis de la main droite. A sa gauche est l'écusson de Châtillon, à trois pals de vair surmontés d'un chef ; à sa droite, l'écusson de France, à trois fleurs de lis avec une bordure. — Ces deux sceaux ont été décrits à peu près dans les mêmes termes par M. de Wailly (Élém. de paléographie, t. II, p. 149), comme appartenant à l'année 1271. — Le contre-sceau de Jeanne de Châtillon diffère de celui que le savant académicien a remarqué en 1271, mais il est absolument semblable à celui qu'il décrit comme appartenant à un autre sceau, différent du premier, et que la même dame employait en 1290. Il est en effet parti, à dextre, de fleurs de lis sans nombre avec bordure, à sénestre, de Châtillon, avec cette légende : † Conts. Iohe. filie comitis Blesen. — A. M.